Las Puertas del alba en mi obra se inscribe en una tentativa de equilibrio, tal un
funámbulo de la cuerda floja entre la simetría creacionista de Vicente Huidobro
y la reflexión sobre el papel del poema en el acto critico-creador debido a
Octavio Paz, proyectado en la pantalla flamígera del imaginario surrealista.
Logos sensible, el texto que clausura esta encuesta de la imprescriptible
unidad, nos lo recuerda, evocando el advenimiento de la poesía al acto.
Les
Portes de l'aube dans mon œuvre, s"inscrit dans une tentative d'équilibre, tel un
funambule fil-de-fériste entre la symétrie créationniste de Vicente Huidobro et
la réflexion sur le rôle du poème dans l"acte critique-créateur du à Octavio
Paz, projeté sur l'écran flamboyant de l"imaginaire surréaliste. Logos
sensible, le texte qui clôt cette quête de l’imprescriptible unité, nous le
rappel en évoquant l’avènement de la poésie à l’acte.
................................................ Préface
Que
signifie le «sujet»? se demande Nietzsche.
Il
n’y a pas de sujet fixe, mais une élaboration esthétique où il s’agit d’ouvrir
et œuvrer le Moi en tant qu’artiste. Poésie et Philosophie deviennent des arts
de vivre et non la codification a-priori des lois de la connaissance
«objective».
Est-ce
dire que poésie et savoir sont à la racine de la formation de l’individu en
tant que œuvre d’art lui-même, à travers de la vie elle-même?
Les
Portes de l’aube s’ouvrent vers cet optimum d’existence; l’art du concept
parvient à son point critique dans l’acte poétique, là où s’unissent dans
l’Eros vie et poésie, nature et culture, dialectique et répétition, véhiculés
par la tension stylistique et les idéolectes créateurs (puns, calembours,
néologismes, mots-valises, giocchi di parole) entre le fragment, ouverture vers
l’infini et la condensation aphoristique.
Orlando
Jimeno Grendi est un poète, id est, un danseur-diseur toujours en équilibre
précaire sur l’abîme d’un entretien infini. Qui parle? la voix, la parole, le
poème?
Son
corps sort de son ombre pour rejoindre son âme: «Je sors de l’idée fixe,
j’entre dans mon corps; Mère je vais à ma naissance: je suis autre, j’ai mon
vrai visage».
C’est
de l’autre côté du miroir que tu existes; à l’autre rive tu es l’enfance du
verbe dans la naissance du poème, tu deviens l’acte du devenir, le voyage
onirique entre les opposés qui cessent de se contredire, là où il se donne
libre cours le recours au discours critique du langage; l’idée que chaque mot
est un préjugé et que le Moi n’est qu’une illusion grammaticale. Cette fiction
rêve d’égaler la perfection de la musique avec les phrases qui dansent sur le
fil tendu des sons et des sens.
Dans
les Portes de l’Aube l’homme devient les mots qu’il dit; les cloisons
abstraites du savoir et de la saveur en s’abattant libèrent l’énergie
dionysiaque qui germe sous le masque d’Apollon.
La
poésie de Orlando Jimeno Grendi est ce pont tendu entre la tragédie et la
culture.
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