Avec la participation de Corinne
MENCÉ-CASTER, Charles GARCIA, Jeanne RAIMOND, Daniel GREGORIO, Julia ROUMIER,
Patricia ROCHWERT-ZUILI, Jean-Pierre JARDIN, Ghislaine FOURNÈS, Murielle
GAUDE-FERRAGU, Carlos HEUSCH, Frédéric ALCHALABI, Rica AMRAN, Gilbert FABRE,
Milagros TORRES, Alexandra TESTINO-ZAFIROPOULOS, Estrella RUIZ-GÁLVEZ, Hervé
MAZIER, Annick ALLAIGRE-DUNY,Daniel LECLER, Jocelyne AUBÉ-BOURLIGUEUX, Mélissa
LECOINTRE, Juan Carlos BAEZA, Paul Henri GIRAUD, Marie-Claire ZIMMERMANN,
Claudine MARION-ANDRÈS, Nuria RODRIGUEZ LÁZARO, Danièle MIGLOS.
S'il appartient à chacun selon sa
sensibilité, ses doutes, ses convictions, sa foi, d'appréhender la disparition
des autres, de l"autre ou bien de soi, la mort apparaît, le plus souvent, dans
l'imaginaire occidental, comme une étape, un passage. En effet, l"homme n’a
cessé de chercher à combler, à imaginer, mais aussi à construire cet espace de
la coupure entre ici-bas et au-delà afin d’établir sinon une continuité, du
moins des liens entre les deux mondes.
Face à une éternité acquise, improbable ou
hypothétique, mais uniquement possible par la mort, le concept de continuité se
pose d’emblée comme une quête, une recherche dont le but avoué serait de mettre
en échec la disparition et, par là même, l’effacement que dicte le passage du
temps. Dans ce combat, le travail de mémoire s’avère essentiel, l’art, les
coutumes et les rites fondamentaux. La mise en scène des funérailles, la
représentation du défunt et de sa sépulture sont autant de stratégies qui
assurent la pérennité d’une image destinée à fonctionner comme modèle à suivre
pour les vivants. Rois, saints et personnages illustres constituent ainsi une
lignée d’êtres devenus immortels grâce à une mémoire entretenue à travers les
époques.
Dans cet ouvrage, le propos des auteurs est
de définir et d’analyser les supports et les représentations de cet imaginaire
entourant la mort et son dépassement. On s’interroge, notamment, sur le statut
du corps, sur les intermédiaires entre le temporel et le spirituel, et l’on
mène une réflexion sur l’espace en étudiant les lieux de la mémoire, de la
transition, du transfert. On y étudie aussi les manifestations discursives de
cette quête en identifiant les éléments qui traduisent cette tension entre
rupture et désir de continuité. Les études consacrées à la poésie accordent une
importance particulière aux figures, à certains jeux phoniques ou rythmiques,
ou encore à certaines attitudes adoptées par la voix poématique qui accepte de
perdre pour gagner.
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