Ces récits, parfois longs (Portrait de l'infant défunt), la plupart du temps assez courts, peuvent être lus séparément, mais possèdent une unité entre eux, car ils se déroulent dans une province péruvienne, la région de Piura, «vers la fin des "années d'or," les années soixante» et concernent des personnages qui passent d'un récit à l'autre. Le narrateur évoque des souvenirs d'enfance, ses parents séparés, son grand‑père qui n'aimait pas les chats, mais préférait «abuser des folles», ses frères, son oncle, ses copains. C'est parfois triste, quelquefois drôle, comme la vie, celle du «Private», «qui ne respectait ni saint ni diable» ou celles de Mademoiselle Claudine et d'autres «vieilles filles» plutôt jeunes. Le lecteur sera ému par de vieil homme revenu pour mourir» ou trouvera amusantes certaines des farces des chenapans qui peuplent ces récits.
Mario Wong est péruvien. Journaliste, il a travaillé pour divers journaux de Lima. Poète, il a publié, en 1985, La estacion putrefacta (Lima, éditions Maestra vida). Romancier, Wong est l'auteur de El testamento de la tormenta (Madrid, Huerga y Fierro, 1977). Depuis 1989, il habite Paris. Mario Wong est présent dans l'anthologie Cuentos migratorios. 14 escritores 1atinoamericanos en Paris, (México, Linajes Editores, 2000).
|