Le 17 août 1861, Julie‑Victoire Daubié devenait la première bachelière de France. A trente‑sept ans, elle réalisait ainsi elle-même son vœu d'égalité entre hommes et femmes dans l'enseignement et le travail. La Femme pauvre au XIXe siècle, paru en 1866 et 1869, exprime de façon novatrice sa préoccupation majeure : la condition économique, morale et politique de la femme. De ce fait, cet ouvrage, un des premiers du genre écrits par une femme, est avant tout le fruit d'une formidable enquête et il offre une mine de renseignements aux historiens d'aujourd'hui. Mais surtout, et c'est nouveau, il propose de nombreuses solutions ‑ inédites, cherchées dans le passé ou à l'étranger‑ pour améliorer la vie des femmes et les sortir de la misère. Selon Michelle Perrot, Julie‑Victoire Daubié est une vraie pionnière de la science du malheur des femmes: « Elle est la première à faire des femmes un objet d'investigation et à montrer la spécificité de la pauvreté féminine. » Tout cela dans un style percutant et passionné qui donne à ce livre toute sa vie. Cette seconde édition de La Femme pauvre au XIXe siècle est présentée par Agnès Thiercé; cet ouvrage, depuis longtemps épuisé et inaccessible au public, permettra de redonner à JulieVictoire Daubié sa place dans l'Histoire.
Michelle Perrot, historienne, professeur à Paris VII, a codirigé avec Georges Duby l'Histoire des femmes, Plon, Paris, 1991.
La Femme pauvre au XIXe siècle :
T1 Les conditions économiques et le travail des femmes.
T.2 Etude des moeurs et impact des lois sur la famille. La condition sociale des femmes et des enfants du peuple.
T.3 Réponses à des objections au travail des femmes. Arguments et polémique.
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