Avec la participation de Maria Graciete Besse (Université de Paris IV) - Marielle Dubois-Lacoste (Université de Pau et des Pays de l\'Adour) - Nadia Mékouar-Hertzberg (Université de Pau et des Pays de l\'Adour) - Benito Pelegrín (Université de Provence) - Michèle Ramond (Université de Paris 8) - Pierre Molla (Doctorant Université de Paris 8) - René Agostini (Université d\'Avignon et des Pays de Vaucluse) - Jeanne Hyvrard (Écrivaine, économiste, Paris) - Marie-Laure Sara (DEA Université de Paris III/Paris 8) - Catherine Flepp (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis) - Annick Allaigre Duny (Université de Pau et des Pays de l\'Adour) - Joséphine Marie (DEA Université de Paris III/Paris 8) - Nelly Rajaonarivelo (Université de Provence) - Marie-Hélène Popelard (IUFM du Poitou-Charentes Angoulême) - Béatrice Rodriguez (Allocataire Monitrice Normalienne Université de Paris 8).
La particularité de ce volume collectif est d\'examiner les rapports des femmes et des pouvoirs depuis l\'intérieur des oeuvres littéraires et artistiques. Cette foi dans les créations, dans leur puissance d\'investigation, de critique, de révolte et d\'innovation nous amène à considérer les oeuvres, au-delà de leur dimension esthétique, comme de puissantes machines à penser. Bien entendu les créations sont le reflet, les témoins de l\'état d\'une société, de ses préjugés, de ses injustices et de ses inégalités. Mais elles sont aussi et surtout des intelligences secrètes qui mettent à jour, sans forcément se le proposer, les raisons profondes ou séculaires d\'une mésentente entre pouvoir masculin et pouvoir féminin, qui dénoncent les dysfonctionnements de la société et qui renouvellent les modèles, les croyances, les mythes et les projets sociaux. C\'est la raison pour laquelle les femmes et les pouvoirs ne sont pas voués à un dialogue stérile: les unes et les autres s\'affrontent et se modifient réciproquement dans le mouvement euphorique des créations littéraires et artistiques, beaucoup plus généreuses et novatrices que les activités de la raison économique et politique. L\'aptitude des créations à changer nos habitudes, nos comportements et nos stéréotypes est immense. La rendre perceptible par l\'analyse est une entreprise politique au sens le plus noble de ce terme.
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